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Le Club de recherche d’emploi
du Pontiac est un organisme sans but lucratif qui a pour mission
d’améliorer les conditions de vie des gens en développant leur
employabilité et en favorisant leur intégration sur le marché du
travail tout en tenant compte de leurs aspirations et de leurs
besoins personnels.
L’organisme a vu le jour en
1985, grâce au programme Service externe de main-d’oeuvre (Semo).
Ce programme s’adressait aux chercheurs d’emploi âgés de
18 à
55 ans. De 1985 à 1989, le Semo était parrainé par l’Association
des gens d’affaires du Pontiac. En décembre 1988, l’équipe du
Semo Pontiac forme une corporation sans but lucratif sous la
dénomination sociale "Le Club de recherche d’emploi du Pontiac (CREP)".
Le Conseil d’administration est composé de 6 membres et tient
une réunion mensuelle. Le suivi des dossiers est confié à la
directrice générale. Les membres s’impliquent plus
spécifiquement dans les dossiers touchant leur champ d’intérêt
ou de compétence.
En juin 1989, le CREP est
officiellement reconnu par le ministère de la Main-d’oeuvre et
de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle (MMSR-FP)
comme organisme représentatif du milieu pour la formation à
l’emploi. On reconnaît que le CREP possède une bonne
connaissance des problématiques des sans-emploi et des services
à leur offrir ainsi que les qualités nécessaires pour assurer
une bonne gestion de la subvention et des ressources humaines du
programme Semo.
Les services offerts par le
programme Semo visent à accroître l’autonomie personnelle,
sociale et financière des personnes aux prises avec des
difficultés particulières afin d’augmenter ou de développer leur
employabilité.
En 1991, le CREP ajoute une
corde à son arc en s’impliquant activement dans l’effort
collectif que l’ensemble de la population a entrepris pour
contrer le décrochage scolaire. Avec l’apport du programme
"École Avant Tout" subventionné par le
ministère de l’Emploi et
de l’Immigration et en collaboration avec la
Commission scolaire
de Pontiac et l’école secondaire Sieur-de-Coulonge (ESSC),
il
a développé des services complémentaires à ceux offerts par
l’école pour offrir de nouveaux moyens aux jeunes décrocheurs.
De plus, il travaille à la sensibilisation et à la
mobilisation des intervenants dans le domaine scolaire. Quatre
ans plus tard, le fédéral et le CREP se retirent du projet.
Cependant, l’ESSC continue d’offrir ce programme de façon un peu
plus modeste mais avec beaucoup de succès.
En 1994, le CREP continue
d’innover avec deux projets de développement de l’emploi (PDE)
"Nouveau genre". Grâce à l’ouverture et la collaboration du
Centre d’emploi local, il a pu élaborer et actualiser deux
projets qui répondaient à des besoins bien spécifiques des
chercheurs d’emploi prestataires de la sécurité du revenu et des
organismes communautaires du territoire du Pontiac: décrocher un
emploi et quitter l’aide sociale.
Le CREP a aussi obtenu
plusieurs contrats avec Western Québec, CSOH, MSR et Donaldson
et Associés pour offrir de la formation préparatoire à
l’emploi.
L’année 1998 fut une année
charnière pour le CREP. Après plus de 12 ans à
Fort-Coulonge, L'organisme s'établit dans l’ancienne quincaillerie McCann de Campbell’s Bay.
Le local qui dispose d'une superficie de
3200 pieds carrés et l’emplacement
stratégique lui permettent d’offrir des services plus spécialisés à
une clientèle plus diversifiée.
Au cours de cette même année,
le ministère de l’Emploi et de la Solidarité accorde une
subvention au Crep pour la mise sur pied d’un carrefour jeunesse-emploi.
L’inauguration officielle a lieu en
octobre. Issu du milieu, le
Carrefour jeunesse-emploi du Pontiac (CJEP) bénéficie de l’appui
de partenaires communautaires, publics et privés. Il est un
guichet unique pour tous les services et programmes concernant
l’employabilité. Toute personne âgée de 16 à 35 ans désireuse
d’intégrer ou de réintégrer le marché du travail est admissible
à ce programme gratuit et bilingue. Les services offerts sont
multiples : évaluation des besoins, suivi individuel et
personnalisé, information sur le marché du travail, formation
préparatoire à l’emploi, aide à la recherche d’emploi, service de placement,
accès au centre de documentation et au laboratoire informatique,
sensibilisation à la réalité entrepreneuriale, et bien d’autres.
La clientèle de plus de 35 ans
reçoit exactement les mêmes services que ceux
énumérés ci-dessus.
Ce programme s’intitule
maintenant "Service d’aide à l’emploi" (SAE 36-55 ans).
Le Centre local d’emploi de
Campbell’s Bay subventionne ce programme.
Loin de se contenter de ces
programmes, le CREP s’est doté d’outils pratiques afin de mieux
intégrer les gens au marché du travail par
les moyens suivants:
-
stages en milieu de travail;
-
subventions salariales avec Emploi-Québec;
-
projets Service Jeunesse Canada (de 1998 à 2000) qui
ont permis
à 30 jeunes de 18 à 29 ans, qui n’étaient ni aux études, ni en
emploi, de vivre une expérience de travail communautaire
touchant le nettoyage des dégâts causés par le verglas,
l’aménagement de sentiers, la construction d’un canot
voyageur, l’organisation et l’animation des journées porte-ouverte, etc. Ces projets ont été faits en partenariat
avec la Fondation Tim Horton.
De plus, à l’été 1998,
le Cep a mis sur pied
son entreprise d’insertion Sortir du bois.
Cette entreprise de type "économie sociale"
lui permet d’offrir
une passerelle aux jeunes vers le marché du travail ou vers la
formation professionnelle. Sortir du bois permet aux
participants de développer des habiletés de base transférables à
tout autre emploi telles que: la responsabilisation,
l’assiduité, la ponctualité et la constance de la prestation de
travail.
Cette
entreprise offre des services en
foresterie et depuis le printemps 2001, elle
fabrique des
meubles de jardin,
d'autre mobiliers et articles variés fait en pin. La
commercialisation de ce service, lui permet d’assumer les frais
de gestion et d’exploitation. Le salaire des participants est
assumé en partie par Emploi-Québec et le Fonds de lutte contre
la pauvreté. Parmi les personnes accueillies
par Sortir du bois,, plus de
70% de ceux-ci réintègrent le marché du travail. |