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Une matinée avec l'équipe d'ouvriers sylvicoles du projet "Sortir du bois 1999"
Mercredi 21 juillet, 9 h du matin, après avoir parcouru des
chemins forestiers dans un gros véhicule tout terrain, j'arrive sur le
lieu de travail des participants du projet "Sortir du bois
2". La forêt est extrêmement dense et broussailleuse. Elle
est bordée par un marais qui apporte son lot de maringouins (moustiques)
affamés. Ici, le défi est de taille. Les techniques de gestion les plus avancées
doivent être mises à profit pour permettre la régénération de la
forêt.
Noyées
dans un océan de verdure, des formes aux couleurs vives s'agitent dans un
concert de débroussailleuses. Les ouvriers sylvicoles travaillent par équipe de
deux. L'un d'entre eux est équipé d'une débroussailleuse et coupe les
broussailles sélectivement, dégageant les arbres de leur prison végétale,
l'autre ramasse les branchages coupés et les met en tas, en andain. Les
gestes sont précis et efficaces et dénotent une grande habileté. Il fait
plus de trente degrés, la chaleur est accablante sous les équipements de
protection, casques, gants, pantalons, bottes, mais le rythme de travail
est excellent.
L'heure de la pause arrive, une bonne humeur contagieuse règne. Quelques
uns sont issus du milieu forestier et font le stage pour remettre à jour leur
connaissance ou perfectionner leur méthode
de travail, d'autres veulent acquérir de nouvelles habiletés et
apprendre un nouveau métier.
C'est pour tous une expérience de travail valorisante. Les discussions portent sur le travail accompli, sur les
techniques à mettre en oeuvre pour progresser, sur les difficultés
rencontrées.
La pause finie, le travail reprend sous la conduite de Serge qui
veille sur son équipe
allant de l'un à l'autre, dispensant des conseils et son savoir-faire. Le
stage a commencé depuis peu, mais les participants ont déjà acquis un
rythme de travail, à peu de choses près, équivalent à celui d'équipes
professionnelles bien rodées. Encore quelques semaines et ils égaleront
les meilleurs.
Le projet doit durer encore plusieurs mois et va leur permettre d'acquérir
une expérience de travail riche et variée.
Souhaitons leur bonne chance et de pouvoir
valoriser les connaissances acquises.
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